Pendant le confinement, beaucoup de conducteurs ont décidé de résilier leur contrat d’assurance automobile. Mais cette soudaine économie s’est finalement prolongée à cause des difficultés financières provoquées par la crise économique actuelle. Et pourtant, les automobilistes qui roulent sans assurance risquent beaucoup plus qu’un PV.

Défaut d’assurance auto : des risques trop importants

La crise sanitaire et économique liée au Coronavirus a provoqué de grosses difficultés financières pour beaucoup de Français. Et ce manque de revenus a poussé les automobilistes à faire l’impasse sur leur Assurance auto. Ces conducteurs n’ont pas conscience des risques financiers auxquels ils s’exposent s’ils sont responsables d’un accident sur la route. En effet, en cas de sinistre responsable, ils seront dans l’obligation de rembourser le FGAO (fonds de garantie des assurances obligatoires).

Et en ce début d’été, les PV (procès-verbaux) sont en pleine augmentation. Parmi les conducteurs sanctionnés, beaucoup n’ont pas d’assurance auto et reçoivent donc une deuxième amende à leur domicile. Il faut savoir que le défaut d’assurance est une infraction automatiquement punie en cas de déclenchement de radar. C’est ce qui explique la hausse du nombre de Français contrôlés avec une étiquette verte périmée.

Et selon l’ONISR (Observatoire national interministériel de la sécurité routière), le nombre de personnes qui roulent sans assurance auto, augmente tous les ans. Il aurait d’ailleurs dépassé les 700.000 en 2019. Mais ce qui est encore plus grave, c’est que de plus en plus d’accidents sont provoqués par des conducteurs non assurés.

Défaut d’assurance auto : un remboursement à vie

Alors que la Sécurité routière explique que le nombre d’excès de vitesse ne baisse pas, le Fonds de garantie des assurances obligatoires tente de faire comprendre aux conducteurs que le défaut d’assurance est une infraction très grave.

Effectivement, les automobilistes ne pensent pas au fait que si le FGAO rembourse la victime, il se retournera ensuite vers la personne non-assurée afin d’obtenir le remboursement total des sommes versées. Et souvent la note est très salée et peut s’élever à des centaines de milliers d’euros. Et bien sûr, le paiement peut être échelonné sur toute une vie et même au-delà si la personne non-assurée décède et que ses descendants peuvent payer.

En conclusion, il existe un énorme décalage entre la réalité du risque et la perception des automobilistes non-assurés. Donc, même si les circonstances actuelles sont compliquées, n’oubliez pas que le propriétaire d’une voiture est tenu de toujours l’assurer et cela même s’il ne roule pas.

Postez votre commentaire